Téléphérique de la Bastille

Département de l'Isère 38

Le téléphérique de la Bastille, situé à Grenoble, est l’un des premiers téléphériques urbains au monde. Mis en service en 1934, il relie le centre-ville de Grenoble, depuis les berges de l’Isère, au fort de la Bastille, perché à environ 260 mètres d’altitude sur les contreforts du massif de la Chartreuse. Il a été conçu pour faciliter l’accès du public à ce site fortifié, à l'origine militaire, devenu un lieu touristique et de promenade. L’installation a connu plusieurs évolutions techniques, notamment un changement majeur en 1976 avec l’introduction des cabines sphériques actuelles surnommées « les bulles ».

La ligne mesure 670 mètres de long, avec une pente moyenne d’environ 30 %. Le trajet dure un peu plus de 4 minutes et permet de gravir rapidement les 266 mètres de dénivelé qui séparent la station basse (quai Stéphane-Jay) de la gare supérieure située au sommet de la Bastille. L'infrastructure actuelle repose sur deux câbles porteurs-tracteurs et fonctionne avec un système bicâble à va-et-vient, bien qu'elle utilise plusieurs cabines circulant en boucle. Le débit est d’environ 1 000 personnes par heure.

Outre son intérêt touristique, le téléphérique joue un rôle symbolique dans l’identité grenobloise. Il attire chaque année plus de 300 000 visiteurs et offre un panorama spectaculaire sur la ville, la vallée du Grésivaudan, et les massifs environnants (Vercors, Chartreuse, Belledonne). La Bastille, accessible par ce moyen, abrite aujourd’hui des expositions, des sentiers de randonnée, un musée (le Centre d’Art Bastille), ainsi que des restaurants.

Le téléphérique est régulièrement modernisé pour répondre aux normes de sécurité et aux attentes du public. L’exploitant actuel est la ville de Grenoble via sa régie municipale. Malgré son ancienneté, l’installation reste un exemple de réussite d’un transport par câble intégré en milieu urbain, combinant accessibilité, attractivité touristique et valorisation patrimoniale. Le site constitue aussi un laboratoire à ciel ouvert pour des réflexions sur les mobilités douces et l’intermodalité en ville.

Gare du téléphérique de Grenoble Bastille, le 20 juillet 2009, source travaille personnelle, auteur Laiteux

Cartographie réalisé a partir de : © IGN Géoportail

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